IN LIBRIS

Panorama des livres d'écrivains de science-fiction et de fantastique avec le texte de la quatrième de couverture.

Jack Barron et l'Éternité par Norman SPINRAD
Jack Barron est une icône de la télévision, un redresseur de torts moderne pour cent millions de gogos accros à leur écran tous les mercredis soir. Pour l'irrésistible présentateur, malgré la corruption, la pauvreté et la ségrégation, c'est le business qui compte avant tout... jusqu'à ce qu'il heurte de front les intérêts du tout-puissant Benedict Howards. Commence alors le feuilleton en direct d'un combat sans merci entre le pouvoir de l'argent et de la politique, et celui des médias. Mais la lutte peut-elle être équitable lorsque l'immortalité elle-même fait pencher la balance ?
Je chante le corps électrique par Ray BRADBURY
Dans l'univers de Bradbury, passé, présent et futur peuvent cohabiter. C'est ainsi qu'il ressuscite pour nous de grands hommes comme Hemingway, à qui il offre le moyen de voyager dans le temps pour trouver la mort qu'il méritait, Abraham Lincoln, transformé en un délicieux robot qui mourra quand même assassiné, ou encore Charles Dickens, écrivain raté si merveilleux qu'il illumine la vie de ses proches. À l'exemple de cette adorable grand-mère qui a si bien su se faire aimer des enfants qu'elle a recueillis, que lorsqu'ils seront vieux, ils n'auront de cesse de la faire revenir. Lyrisme, férocité et humour irlandais, au choix.
Je suis une légende par Richard MATHESON
Chaque jour, il doit organiser son existence solitaire dans une cité à l'abandon, vidée de ses habitants par une étrange épidémie. Un virus incurable qui contraint les hommes à se nourrir de sang et les oblige à fuir les rayons du soleil... Chaque nuit, les vampires le traquent jusqu'aux portes de sa demeure, frêle refuge contre une horde aux visages familiers de ses anciens voisins ou de sa propre femme. Chaque nuit est un cauchemar pour le dernier homme, l'ultime survivant d'une espèce désormais légendaire.
Jeux de l'esprit (Les) par Pierre BOULLE
Les erreurs des politiciens ont plongé le monde dans l'horreur d'une technique inhumaine. Pour y remédier les savants s'unissent et prennent le pouvoir. Ils créent un Gouvernement mondial scientifique. Leur ambition est d'instaurer la paix universelle, l'essor spirituel de l'humanité, l'accès à la Connaissance, et ils y parviennent. A leur profonde stupéfaction la réalisation de ce programme fait rapidement dépérir une foule d'hommes et de femmes poussés au suicide par une immense vague de mélancolie et d'ennui. Pour y mettre fin, les savants seront peu à peu amenés à promouvoir des divertissements de plus en plus cruels, de plus en plus barbares, où l'esprit cède la place aux plus bas instincts. Tels sont les Jeux.
Jonathan Strange et Mr Norrell par Susanna CLARKE
1806 : dans une Angleterre usée par les guerres napoléoniennes, un magicien à la mode ancienne, un certain Mr Norrell, offre ses services pour empêcher l'avance de la flotte française. En quelques sorts, il redonne l'avantage aux Anglais et devient la coqueluche du pays. Il profite de cette célébrité pour travailler à la cause de la magie anglaise, qui a disparu du pays depuis des siècles. En cela, il sera aidé par Jonathan Strange, un jeune et brillant magicien à qui il enseigne (presque) tout ; mais les deux hommes n'ont pas la même idée de ce que doit être la magie, et vont bientôt tomber une rivalité idéologique. Mais dans les ténèbres, un mauvais esprit oeuvre ... Que cache le sombre manoir d'Illusions-perdues ?
Joueurs du à (Les) par A. E. VAN VOGT
La fin du Monde des À semblait avoir laissé Gilbert Gosseyn maître de la situation. C'est alors que vont se révéler les participants du jeu d'échec cosmique dont il n'était qu'un pion inconscient. D'abord, le Disciple, personnage impitoyable dont la substance est faite d'ombre ; ensuite, Enro le Rouge, dictateur du « Plus grand empire », qui s'apprête à asservir l'univers entier. Enfin, le Joueur inconnu qui a manipulé Gosseyn et l'a forcé à assumer un destin qui n'était pas le sien. Mais Gilbert Gosseyn existe-t-il encore ? N'occupe-t-il pas désormais le corps du faible et pusillanime prince Ashargin ?
Joyau noir (Le) par Michael MOORCOCK
Lorsque Dorian reprit conscience, la pierre maudite était enchâssée dans son front. Elle était chaude, vivante. Il découvrit bientôt la terrible vérité : le joyau était un œil par lequel ses ennemis, les maîtres du Ténébreux Empire, pouvaient voir tout ce qu'il voyait, toutes les villes qu'il traversait, tous les visages qu'il rencontrait. Qu'il refuse d'obéir, qu'il essaye de trahir la Granbretanne, et l'on rendrait la vie au Joyau Noir qui, alors, l'anéantirait.