IN LIBRIS

Panorama des livres d'écrivains de science-fiction et de fantastique avec le texte de la quatrième de couverture.

Hadon, fils de l'antique Opar par Philip José FARMER
Les millions de lecteurs de Tarzan n'ont pas oublié ses aventures dans la cité perdue d'Opar, avec ses prodigieux trésors, et surtout sa divine souveraine, la merveilleuse La. Opar, cette ville « d'or et d'argent, d'ivoire, de grands singes et de paons » que décrivait Edgar Rice Burroughs, est le point de départ de HADON, FILS DE L'ANTIQUE OPAR. Voici douze mille ans, là où ne s'étend plus aujourd'hui que l'immensité désertique du Sahara, l'Afrique possédait de vastes mers intérieures. Sur leurs côtes disparues florissait un puissant empire à la haute civilisation. Il fallait le talent d'un Philip José Farmer pour oser remonter dans ce fabuleux passé et imaginer Hadon. Ce fils de l'antique Opar, après de surhumains exploits pour la conquête de la couronne, se voit contraint de mener une lutte contre les forces coalisées des hommes et de la nature sauvage, qui voudraient l'en frustrer.
Hestia par C. J. CHERRYH
Seul un barrage peut sauver Hestia, planète perdue, où cinq mille colons, accrochés à la côte, vivent dans la terreur des crues du fleuve. Un barrage à construire loin en amont : tel est le projet de Sam Merritt, l'ingénieur terrien. Projet insensé car là-bas s'étend une forêt sans fin, inexplorée, hantée, disent les Hestians, de créatures diaboliques. Humaines ou animales, nul ne sait. De nuit, elles incendient les fermes, égorgent les troupeaux. Le Terrien est sceptique, mais quand, dynamitée, une falaise s'effondre, une silhouette apparaît puis tombe, blessée. Et Sam Merritt découvre le corps doré d'un être mi-femme mi-fauve, qui feule et mord, mais s'apaise soudain sous le regard de l'homme.
Homme dans le labyrinthe (L') par Robert SILVERBERG
« Muller vivait depuis neuf ans dans le labyrinthe. Maintenant, il le connaissait bien. Il savait ses pièges, ses méandres, ses embranchements trompeurs, ses trappes mortelles. Depuis le temps, il avait fini par se familiariser avec cet édifice de la dimension d'une ville, sinon avec la situation qui l'avait conduit à y chercher refuge. » Tous les hommes qui avaient tenté de pénétrer dans le labyrinthe de Lemnos avant Muller étaient morts d'une façon atroce. Tous ceux qui avaient essayé de l'y rejoindre par la suite avaient été massacrés. Aujourd'hui Ned Rawlins vient d'atterrir près du labyrinthe. Il a reçu l'ordre de ramener Muller sur la Terre, sa planète natale qui a besoin de lui. Sa planète qui, neuf ans auparavant, l'avait impitoyablement chassé, forcé à se réfugier au cœur de ce labyrinthe aux dédales mortels. Quelles chances Rawlins a-t-il de survivre et d'accomplir sa mission ?
Homme illustré (L') par Ray BRADBURY
" Il retira sa chemise et la roula en boule. De l'anneau bleu tatoué autour de son cou jusqu'à la taille, il était couvert d'illustrations. "Et c'est comme ça jusqu'en bas", précisa-t-il, devinant ma pensée. "Je suis entièrement illustré. Regardez !" Il ouvrit la main. Sur sa paume, une rose. Elle venait d'être coupée ; des gouttelettes cristallines émaillaient ses pétales délicats. J'étendis ma main pour la toucher, mais ce n'était qu'une image. "Mais elles sont magnifiques ! m'écriai-je. - Oh oui, dit l'Homme Illustré. Je suis si fier de mes Illustrations que j'aimerais les effacer en les brûlant. J'ai essayé le papier de verre, l'acide, le couteau... Car, voyez-vous, ces Illustrations prédisent l'avenir." " Dix-huit Illustrations, dix-huit histoires à fleur de peau par l'un des plus grands poètes du fantastique et de la science-fiction.
Homme qui a perdu la mer (L') par Theodore STURGEON
Imagine que tu es un gosse, et que par une nuit noire tu cours avec un hélicoptère dans ta main, en disant très vite broûm — broûm — broûm. Tu passes près du type malade et il veut que tu fiches le camp avec ton truc. Le type malade est enfoui dans le sable froid ; seuls sa tête et son bras gauche émergent. Il est dans un costume à pressurisation et ressemble à un homme-de-Mars. Il repose là, sans bouger, sans essayer. Disons que tu es le gosse. Et aussi le type malade enfoui dans le sable. Tu as perdu la mer. Pourtant, tu as le mal des profondeurs...
Homme qui rétrécit (L') par Richard MATHESON
Un chat, un moineau, une araignée, une fourmi deviennent successivement des monstres. Mais Scot Carey reste pourtant UN HOMME.
Homme tombé du ciel (L') par Walter TEVIS
Il est venu seul de sa planète détruite par les guerres et dont la civilisation va disparaître. Il est venu chercher de l'aide, mais à qui peut-il s'adresser sans passer pour un « envahisseur » ? Pourtant, si les rescapés d'Anthéa pouvaient le rejoindre sur Terre, leur science et leur expérience pourraient éviter à notre planète de subir le même destin que la leur. Mais il est si seul, écrasé par une pesanteur trop forte, malhabile, malheureux malgré la fortune que lui rapportent ses brevets d'inventions... Et puis, que peut pour sa race ce monde arriéré dans lequel il s'englue ? Une oeuvre mélancolique et grave, qui a donné lieu à une adaptation cinématographique où David Bowie, plus diaphane que jamais, tenait magistralement le rôle de L'homme qui venait d'ailleurs.
Homme total (L') par John BRUNNER
Il s'appelle Gerry Howson. Il est petit, il est laid, il est infirme. Mais il y a dans son esprit une formidable puissance. Elle lui permettra de survivre dans une cité traumatisée par les désordres civils, sillonnée par les forces de l'ONU, et parfois aussi par des gangsters. Elle fera de lui le thérapeute numéro un d'Oulan Bator, où se regroupe l'élite d'une bien surprenante « Organisation Mondiale de la Santé ». Elle sera sa seule arme lorsqu'il s'aventurera dans des contrées où l'on n'accède que par la pensée, et où s'affrontent barbares, tigres, magiciens et dragons. Mais cette puissance est aussi une malédiction, et la tentation perpétuelle de s'abîmer volontairement dans la folie et de mourir immobile, les yeux ouverts, et de la poussière aux lèvres... Sur un thème classique, — la télépathie — , John Brunner, dont on n'a pas oublié Tous à Zanzibar ni le Troupeau aveugle, prouve de nouveau qu'il est au premier rang de la science-fiction contemporaine.
Homme à rebours (L') par Philippe CURVAL
Comment, pourquoi, par qui a-t-il été déposé sur la grève, cet homme nu, sans identité ni passé ? Derrière lui, à l'infini, un désert de sable ponctué par quelques collines. D'où parfois surgissent, un instant, des hordes primitives, sauvages mais inoffensives, car l'homme — qui ne plus sait qu'il s'appelle Felice Giarre — est invulnérable. Seul recours dans le vide de cette solitude des « images bulles » qui lui révèlent... une femme, un vaisseau, les tours d'une ville. Visions oniriques ou fragments d'une réalité autre — celle d'un monde parallèle ? Et puis soudain, Giarre retrouve la planète Terre où les artifices de la technologie semblent rejoindre l'irréel... Son voyage analogique a-t-il pris fin ou bien cette Terre n'est-elle qu'une nouvelle « image bulle » ?
Hommes les étoiles (Aux) par James BLISH
L'an 2000, vu du début des sixties. Où en sont les hommes ? Divisés en deux blocs qui se ressemblent étrangement, car aux Etats-Unis règne un système totalitaire qui n'a rien à envier à son rival soviétique. Quelques planètes ont été explorées mais, dans cette civilisation sclérosée, qui peut encore croire à l'avenir galactique de l'humanité ? Un homme pourtant garde l'espoir et se débat pour mener d'étranges expériences au milieu de la tourmente politique. Et c'est à son audace et sa tenacité que les hommes devront leur libération... et la vie éternelle. Premier volume de la célèbre chronique des Villes nomades qui, par l'ampleur de la vision comme par la richesse des détails, s'inscrit aux côtés des plus grandes réussites du space opera telles que le cycle de Fondation d'Asimov ou L'Histoire du futur de Heinlein. (Tome 1 des Villes Nomades)
Hypérion par Dan SIMMONS
Quand les sept pèlerins se posent à Hypérion, le port spatial offre un spectacle de fin du monde. Des millions de personnes s'entassent derrière les grilles : les habitants de la planète sont sûrs que le gritche va venir les prendre et ils veulent fuir. Mais l'Hégémonie ne veut rien savoir : une guerre s'annonce et les routes du ciel doivent être dégagées. Et tout ce que le gouvernement a trouvé, c'est d'envoyer les sept pèlerins. La présidente le leur a dit d'emblée : « Il est essentiel que les secrets des Tombeaux du Temps soient percés. C'est notre dernière chance. » Mais les pèlerins n'y comprennent rien : c'est tout simple, ils ne se connaissent même pas entre eux ! Heureusement, le voyage leur permettra de se rapprocher. Chacun raconte son histoire, et l'on s'aperçoit vite que nul n'a été pris au hasard. Celui qui a fait la sélection, au fil des confidences, paraît bien avoir fait preuve d'une lucidité... diabolique. Et d'une cruauté... raffinée !