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LE TOUR DU MONDE EN 80 JOURS.

Roman d'aventures de Jules Verne (1828-1905), publié en 1873. Ce roman compte parmi les meilleurs de l'écrivain.

Un gentleman anglais, Phileas Fogg, parie avec des camarades de club qu'il effectuera le tour du monde en 80 jours. En compagnie de son fidèle domestique, Jean, dit Passepartout, il se met donc en route. Mais, soupçonné d'avoir dévalisé une banque anglaise, il se trouve de ce fait sous la surveillance d'un policier qui s'acharne à le suivre au cours de ses pérégrinations. Aux Indes, Fogg a l'occasion de sauver la vie d'Aude, jeune veuve d'un maharadjah, qui, selon la tradition hindoue est destinée au bûcher.
De nouvelles aventures l'attendent en Chine. Cependant, le policier continue de s'attacher aux pas du voyageur qui, accompagné d'Aude, poursuit son périple : il ne peut toutefois l'arrêter, le mandat d'amener tardant à lui parvenir en raison de ses déplacements incessants. Parvenu en Amérique, Fogg réussit à déjouer une attaque des Indiens Sioux dans le train qui relie la côte est à la côte ouest. Mais une violente tempête survient, qui cloue au port les navires en partance pour l'Europe Fogg n'hésite pas à fréter pour son compte personnel un bateau dont il se voit obligé de sacrifier la mâture, le combustible étant venu à manquer au cours de la traversée.
Au terme de son périple, il est arrêté par le policier, qui a enfin reçu son mandat d'amener. Relâché, une fois la preuve faite de son innocence, Fogg, convaincu tout d'abord qu'il a un jour de retard sur l'horaire prévu, croit avoir perdu son pari mais il s'aperçoit bientôt que son voyage en direction de l'est lui a fait gagner 24 heures, et, par conséquent, son pari. Au comble de la joie, il demandera — et obtiendra — la main d'Aude.

Dans ce roman, l'élément comique (poursuite obstinée du policier, figure du domestique Passe-partout) se mêle constamment à l'élément romanesque proprement dit (les aventures de Fogg, les stratagèmes qu'il emploie pour tourner les obstacles qui s'opposent â la réalisation de son projet). L'intérêt du Tour du monde en 80 jours réside dans le contraste constant entre le flegme tout britannique de son héros et l'activité débordante qu'il déploie pour lutter contre les distances et le temps.3