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Prosper MÉRIMÉE

Prosper MÉRIMÉE, écrivain français, fils d'Ernest Mérimée, né à Paris en 1803, mort à Cannes en 1870. Il apprit l'anglais, le grec, l'espagnol, approfondit les littératures classiques et l'archéologie. En 1825, il publie le Théâtre de Clara Gazul, qu'il donnait comme l'œuvre d'une célèbre comédienne espagnole ; en 1827, une nouvelle supercherie, la Guzla, recueil de prétendues ballades illyriennes ; en 1828, la Jacquerie, tableau dramatique et historique ; en 1829, un beau roman historique, la Chronique du temps de Charles IX. Dans les années suivantes, il fait paraître ses principales nouvelles : Tamango, Mateo Falcone, l'Enlèvement de la redoute (1829) ; la Partie de trictrac, le Vase étrusque, les Mécontents (1830) ; la Double méprise (1833) ; les Ames du purgatoire (1834) ; la Vénus d'Ille (1837) ; Colomba (1840) ; Arsène Guillot (1844) ; Carmen (1845) ; l'Abbé Aubain (1846).
Il devint après 1830 chef de cabinet de d'Argout. Nommé inspecteur général des monuments historiques (1841), il contribua de tout son pouvoir à la conservation des anciens édifices français. En même temps, il écrivait : la Guerre sociale (1841) ; la Conjuration de Catilina, plus tard l'Histoire de D. Pèdre de Castille (1848). Il fut élu membre de l'Académie des inscriptions en 1843, et de l'Académie française en 1844. Il était lié depuis plus de vingt ans avec la comtesse de Montijo, lorsqu'en 1853 la fille de son amie devint impératrice des Français. Fait sénateur, il fut désormais le commensal de la cour. Il collabora à l'Histoire de César. Dans les dernières années de sa vie littéraire, il s'attacha surtout à faire connaître, en France la littérature russe, par des traductions de Pouchkine, Gogol, Tourguenev ; l'histoire russe lui inspira deux œuvres de mérite : le Faux Démétrius (1852) et les Cosaques d'autrefois (1865). Il écrivit encore quelques nouvelles : Lokis, Djoumâne et la Chambre bleue.

C'est après sa mort que fut publiée sa correspondance :
Lettres à une inconnue [Mlle Jenny Dacquin, de 1841 à 1870] ( en 1873) ;
Lettres à une autre inconnue [Mme Przedziecka, de 1867 à 1870] (en 1875) ;
Lettres à Panizzi de 1850 à 1870 (1en 881) ;
Correspondance inédite
(1896) ; etc.,
qui montrent à côté de l'homme sceptique et même cynique que Mérimée affectait d'être, un ami dévoué. Si Mérimée parut d'abord un romantique par sa culture étrangère, par son goût pour les histoires sombres et violentes et les dénouements mystérieux et ambigus, en revanche, la forme châtiée et mesurée de son style, son art fait essentiellement de choix et de concentration, révélèrent en lui un classique.

Ernest MÉRIMÉE

Ernest MÉRIMÉE, professeur et écrivain français, né à Lyon en 1846, mort à Madrid en 1924. Elève de 1'Ecole normale supérieure (1867), agrégé des lettres (1871), il devint professeur de langue et littérature espagnoles à la faculté des lettres de Toulouse, dont il fut le doyen en 1898. Ses thèses ont pour titres : Essai sur la vie et les œuvres de Francisco de Quevedo (1886) ; les Divinités des sources dans les Pyrénées. Il a publié, en outre : las Mocedades del Cid, de Guillen de Castro (1890), et une Histoire de la littérature espagnole.