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Pierre LOTI

Louis-Marie-Julien Vian, dit Pierre LOTI), né à Rochefort en 1850, d'une famille de vieux protestants, mort à Hendaye en 1923. Il entra au Borda en 1867, et fit plusieurs campagnes, en Océanie où les servantes de la reine Pomaré lui donnèrent le nom de Loti, une fleur du Pacifique, qu'il adopta comme pseudonyme littéraire, au Japon, au Sénégal, au Tonkin. A cause de la publication de son récit très détaillé de la sanglante prise de Hué dans Trois Journées de guerre en Annam, il est mis à la retraite d'office, comme lieutenant de vaisseau (1898), il se pourvoit devant le Conseil d'État, fut promu capitaine de frégate (1899), servit dans l'escadre envoyée en extrême Orient à la suite des troubles de Chine (1900). Il fut promu capitaine de vaisseau en 1906, quitta le service en 1910 pour le reprendre pendant la Grande Guerre. Il entra à l'Académie française en 1891. Ses principaux ouvrages sont :
Aziyadé (1879);
Rarahu (1880), réimprimé avec le titre de : le Mariage de Loti (1882);
le Roman d'un spahi(1881);
Mon frère Yves (1883) ;
Pêcheur d'Islande (1886) ;
Madame Chrysanthème (1887);
Propos d'exil (1887);
Japoneries d'automne (1889) ;
Au Maroc (1890);
le Livre de la pitié et de la mort (1891);
Fantôme d'Orient (1892);
Matelot (1893);
Jérusalem (1894);
la Galilée (1894) ;
le Désert (1894);
Ramuntcho (1897);
Reflets sur la sombre route (1899) ;
les Derniers jours de Pékin (1902);
l'Inde sans les Anglais (1903);
Vers Ispahan (1904) ;
la Troisième jeunesse de Mme Prune (1905);
les Désenchantées (1906);
la Mort de Philae (1909);
Un pèlerin d'Angkor (1912);
la Turquie agonisante (1913) ;
la Hyène enragée (1916) ;
le Roman d'un enfant (1919) ;
Prime jeunesse (1920).
Il a fait jouer au Théâtre Antoine (1904) un drame en cinq actes, intitulé Judith Renaudin ; puis une traduction du Roi Lear, de Shakespeare, en collaboration avec Emile Vedel.
Loti n'est pas un styliste, qui polit ses phrases, c'est un impressionniste, paysagiste admirable dans les ensembles, qui ne raffine pas sur le détail précis. Il évoque, plus qu'il ne décrit. Dans ses visions, il mêle toujours quelque chose de lui-même, son inquiétude devant la mort, son incurable désenchantement, son épicurisme triste qui cherche dans la littérature sa principale consolation.