IN LIBRIS

DUMAS (père)

Alexandre DUMAS, romancier et auteur dramatique français, né à Villers-Cotterêts en 1803, mort à Puys, près de Dieppe, en 1870. De clerc de notaire, de commis au secrétariat du duc d'Orléans, il devint, aidé d'ailleurs par maints collaborateurs, principalement par Auguste Maguet, le plus fertile (il a laissé près de 300 ouvrages) et le plus populaire des écrivains de son temps. Dumas infuse la vie à tout ce qu'il touche. Qu'importe qu'il puise à droite ou à gauche, qu'il traite le plus souvent l'histoire d'une façon plus que cavalière, puisque enfin il réalise son objet qui est de prendre son publie par les entrailles. Il le prend avec ces drames, de sources si variées qui ont nom Henri III et sa cour (premier essai du vrai drame romantique) [1829], Antony (première étude de la psychologie du héros romantique) [1831]), Charles VII chez ses grands vassaux (1831), Richard Darlington (1831), la Tour de Nesle (1832), Kean (1836), Mademoiselle de Belle-Isle (1839), etc. Toujours et partout de la vie, une vie intense prodigieusement. Et de même dans des comédies telles qu'un Mariage sous Louis XV (1841), ou les Demoiselles de Saint-Cyr (1843). De même aussi dans ces romans si célèbres qui ont fait et font encore la joie de millions de lecteurs : le Chevalier d'Harmental (1849), un pur chef-d’œuvre, les Trois mousquetaires (1844), continués par Vingt ans après (1845) et le Vicomte de Bragelonne (1848), le Comte de Monte-Cristo (1844), la Reine Margot (1845), la Dame de Monsoreau (1846), les Quarante-cinq (1848), le Chevalier de Maison-Rouge (1846), Mémoires d'un médecin [Joseph Balsamo] (1848), suivis de Ange Pilou (1853) et la Comtesse de Charny (1855) ; etc.
Directeur de théâtre aux ambitions généreuses, directeur de journaux éphémères, vivant d'une vie très large et très fastueuse, Dumas se trouva ruiné vers la fin de sa vie, malgré des gains fabuleux. Travailleur infatigable, il ne cessa jamais d'écrire, et il n'est que juste de rappeler, en terminant, à côté des ouvrages ci-dessus mentionnés, ses charmantes et amusantes Impressions de voyages (1833 et suivantes), pleines d'anecdotes piquantes, ses Causeries (1860) et ses Mémoires (1852-1854) où le bon sens et l'esprit le disputent à une aimable bonhomie.